SOS HOMOPHOBIE – Rapport sur les LGBTIPHOBIES 2024

Genre :
Année de publication : 2024
Éditeur :
Une nouvelle année encore, nous constatons la persistance et l’ancrage de l’exclusion, des discriminations et de la haine à l’encontre des personnes lesbiennes, gays, bies, trans et intersexes (LGBTI), malgré l’évolution des lois et des mentalités.
SOS homophobie recense, pour l’année 2023, 2 377 cas de LGBTIphobies reçus par l’association via ses dispositifs d’écoute et de soutien aux victimes : ligne téléphonique anonyme, chat’écoute et formulaire de témoignage en ligne.
Si notre méthodologie de traitement des témoignages reçus a évolué depuis le précédent Rapport, qui recensait 1 506 témoignages, nous constatons que les violences et la haine anti-LGBTI ne faiblissent pas.
Le nombre de témoignages reçus en 2023 est supérieur à celui des années précédentes. Nous comptions 1 506 témoignages pour l’année 2022, et 1 515 témoignages pour l’année 2021. En 2023 encore, notre Rapport souligne un environnement qui se dégrade pour les personnes LGBTI, dans une multitude de contextes et avec des manifestations variées.
Derrière les 2 377 cas de LGBTIphobies, il y a autant de vies et de personnes qui, dans leur quotidien, au travail, dans la rue, sur Internet, à l’école, chez le médecin, dans un commerce, ont été confrontées aux moqueries, aux insultes, à des agressions physiques, à de la discrimination, du harcèlement, en raison de leur orientation sexuelle et/ou amoureuse ou de leur identité de genre. Ce sont 2 377 cas de trop.
Et combien d’actes sont tus, invisibilisés ? Combien d’actes de LGBTIphobies vécus, de vies brisées, n’ont pas fait l’objet de témoignages auprès de notre association ? Combien de Quentin, Fadilha, Julie, Anh, Julien ou Andrea n’ont ni témoigné, ni porté plainte, ni brisé le silence, face à des violences inacceptables, non seulement pour les victimes, mais aussi leur entourage (parent·es, familles, ami·es)? Notre société dans son ensemble, tentée par l’indifférence et la secondarisation des enjeux LGBTI, des violences LGBTIphobes et des combats pour les droits des personnes LGBTI, considère souvent que celleux-ci sont derrière nous.










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